présentation socio-économique
En application des textes législatifs et réglementaires qui fondent sa compétence et en particulier des décrets du 10 mai 1990, du 1er juillet 1992 portant charte de la déconcentration et du 29 avril et 5 octobre 2004 qui définissent ses pouvoirs, le Préfet de Région met en œuvre les politiques nationales et communautaires au niveau régional avec l'appui du SGAR.
L'activité du service et ses priorités d'action sont bien évidemment en liens étroits avec la situation géographique, économique et démographique de la Région.
Elles ne se comprennent que dans ce contexte.
La Basse-Normandie tire parti d'une position géographique stratégique
- Un maillage urbain-rural original : l'armature urbaine de la Basse-Normandie se caractérise par un maillage serré et régulier de petites villes et de bourgs qui assurent un rôle de service en milieu rural (60% des communes de la région comptent moins de 500 ha), de villes moyennes et de pôles importants comme Caen et Cherbourg
- Une diversité des paysages : La topographie variée de la région accompagne des paysages allant du bocage à la plaine de Caen en passant par les zones boisées de l'Orne. L'activité agricole marque fortement ces paysages.
En 2004, la Basse-Normandie compte 1 443 000 habitants, soit 21 000 personnes de plus en cinq ans. Sa population la place au 17ème rang des régions françaises.
La croissance démographique de ces dernières années a essentiellement profité au Calvados : l'Orne perd des habitants et l'accroissement de la population de la Manche s'est interrompu au début des années 1990.
La Basse-Normandie est la région française la plus touchée, après la Bourgogne, par le départ des jeunes de 20 à 29 ans, étudiants ou actifs, à la recherche d'un premier emploi. En revanche, la population âgée de plus de 60 ans continue de progresser avec l'arrivée à l'âge de la retraite des générations nombreuses du "baby boom".
Une évolution économique similaire aux autres régions française mais un PIB par emploi très inférieur au niveau national
Avec un PIB par emploi de 54 000 euros en 2003, la Basse-Normandie se situe à l'avant-dernier rang des régions françaises, signe que l'économie comprend de nombreuses activités à faible valeur ajoutée.
Certains secteurs de la production industrielle connaissent de grandes difficultés et les petites villes bas-normandes ont perdu 9% de leurs emplois industriels en l'espace de dix ans.
La part des services dans l'activité économique a progressé en Basse-Normandie. Malgré le rattrapage des années quatre-vingt dix, le tertiaire est encore loin d'avoir acquis en Basse-Normandie l'importance qu'il a dans d'autres régions. Plus de deux emplois sur trois s'exercent malgré tout dans le tertiaire aujourd'hui. Avec 62 650 personnes, le secteur de la santé et de l'action sociale est ainsi le premier secteur en termes d'emplois en Basse-Normandie.
En Basse-Normandie, l'industrie agroalimentaire (industrie laitière et industrie de la viande en particulier) est le premier secteur industriel de la région. En 2003, elle emploie près de 20 500 personnes, soit un emploi industriel sur cinq dans la région
Le secteur de l'automobile reste une filière stratégique qui concentre 10% des effectifs industriels mais connaît des difficultés dans la conjoncture actuelle. La métallurgie, la mécanique et l'industrie des composants et équipements électriques et électroniques constituent également des piliers industriels, tandis que la plasturgie et la pharmacie sont en plein développement.
Les exportations ont reculé de 6% dans la région entre 2002 et 2004, alors qu'elles progressaient dans le même temps de 2% au niveau national. En 2003, les exportations représentent 11% du PIB régional contre 21% au niveau national.
L'agriculture reste un secteur déterminant
L'évolution économique dans ce secteur oblige à des exploitations plus vastes (71 hectares en moyenne).
La Basse-Normandie est d'abord une terre d'élevage bovin par la viande et le lait (60% de la valeur de la production régionale). La Basse-Normandie est également la première région équine de France : plus de 57 000 chevaux vivent sur son territoire. L'existence d'une véritable filière est d'ailleurs à l'origine de la création d'un pôle de compétitivité dans ce domaine.
Les cultures sont également une richesse agricole majeure pour la région, en particulier le lin, le blé et les légumes.
La mer constitue une ressource économique importante pour la Basse-Normandie (production de mollusques, en particulier la coquille Saint-Jacques et activité conchylicole).
Les ports de plaisance offrent près de 10 000 places, en augmentation sur les côtes de la Manche. Avec 16% de résidences secondaires, la Basse-Normandie se situe au 4ème rang des régions françaises, devançant la Bretagne et les Pays de la Loire.
La diversité des paysages et la richesse patrimoniale justifient la présence de nombreuses structures d'hébergement pour accueillir les touristes tout au long de l'année. Le tourisme et le développement du temps libre favorisent l'activité des hôtels et des restaurants qui ont ainsi créé plus de 900 emplois entre 2001 et 2003, soit une progression de 7% en 3 ans.
Des liaisons routières, ferroviaires et maritimes en cours d'amélioration un désenclavement programmé
Située à la charnière de l'Arc Atlantique et du Bassin Parisien, la Basse-Normandie occupe une position géographique privilégiée et s'est engagée dans d'importants travaux d'infrastructures pour désenclaver la région et optimiser l'accès des pôles économiques et industriels bas-normands.
Au coeur des priorités du volet routier : l'achèvement des travaux de l'A 84, la mise à deux fois deux voies des RN 174 et RN12, la déviation de Bayeux, la connexion de la RN 26 à l'A 28, la réalisation de l'A 88 entre Caen et Sées.
En matière ferroviaire, la Basse-Normandie mène une politique organisée autour de trois axes :
- le raccordement du territoire régional au réseau TGV européen (liaison rapide Normandie-Vallée de Seine),
- la modernisation des infrastructures régionales,
- l'amélioration de qualité des services régionaux offerts aux voyageurs.
La Basse-Normandie s'est donné comme objectif d'adapter ses ports (Caen-Ouistreham, Cherbourg et Honfleur) à l'évolution des marchés du transport maritime. Les adaptations ou réhabilitations apparaissent indispensables au maintien d'un trafic commercial.
Avec un enseignement supérieur de qualité, des pôles scientifiques d'excellence, des dispositifs de transfert et de diffusion technologiques, un aménagement numérique du territoire concerté, la Basse-Normandie dispose d'atouts indéniables. Le développement des pôles de compétitivité "Transactions Electroniques Sécurisées " et "MOVE'O" en est une bonne illustration.

